Bienvenue à vous, nationalistes des Yvelines et d'ailleurs !

" La tradition rassemble les forces du sol et du sang"

Charles Maurras


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INTRO

Disparition de notre identité, perte de notre souveraineté, décadence morale, règne des lobbies et de la finance internationale, décomposition du tissu social, économie défaillante, criminalité, invasion, corruption, individualisme, matérialisme, haine de l’ordre naturel, mondialisme, etc.
L’agonie de notre pays et de notre civilisation se poursuit, alors que les événements confirment la validité de nos analyses et de nos principes.
Pire, la confusion doctrinale et stratégique règne chez les patriotes, les éloignant des véritables solutions – nationalistes – à nos problèmes.
Le RF mène d’abord un combat d’idées. Les idées mènent le monde et se sont des idées néfastes qui mènent la France à la ruine et au chaos.Dénonçant les erreurs citées plus haut, le RF entend convaincre le plus grand nombre de nos compatriotes du bien-fondé du réalisme politique, d’un sain nationalisme, de l’ordre social traditionnel et de la civilisation classique.
Il se donne pour objectif ultime de concourir à l’établissement d’un Etat digne de ce nom : un Etat nationaliste, social, chrétien.
Plus que jamais, la « droite nationale », comme notre pays, a besoin d’un Renouveau français fort et dynamique, apte à remplir au mieux ses missions : diffuser les bonnes analyses, offrir un engagement politique sain et efficace, former des militants et cadres politiques de valeur, constituer un réseau communautaire entre Français partageant la même vision du monde.

mardi 5 juin 2012

ILLUSTRES TOMBES DANS LES YVELINES, Georges BIDAULT


Cimetière de La Celle Les Bordes


BIDAULT Georges (1899 – 1983)


Augustin-Georges Bidault est né le 5 octobre 1899. Ce démocrate-chrétien, gaulliste jusqu’en 1958, ralliera ensuite la cause de l’Algérie Française.

Georges Bidault passe ses deux parties du bac à Paris en 1915 et 1916 avant de préparer une licence d’histoire et de géographie à la Sorbonne qu’il obtient au début de 1918. Mobilisé avec la classe 1899, il ne prend pas part aux combats de la fin de la guerre mais participe à l’occupation de l’Allemagne dans le Palatinat. Il revient en France pour enseigner l’histoire aux officiers-élèves de l’école de Saint-Maixent jusqu’en 1921 et retrouve définitivement la vie civile après un rappel aux armées (155ème R.I.) de quelques semaines d’occupation de la Ruhr à l’été 1921.
Georges Bidault reprend ses études d’histoire à la Sorbonne. Son attirance pour la démocratie chrétienne s’affirme et il devient vice-président de l’association catholique de la jeunesse chrétienne. A la rentrée scolaire de 1931, il est nommé professeur au lycée Louis-le-Grand où il enseignera jusqu’en 1939.
Mobilisé comme sergent en 1939, il demande à aller combattre en mai 1940. Il est fait prisonnier le 8 juin 1940 et est envoyé au Stalag IIA à Neubrandenburg. Libéré en juillet 1941 au titre de ‘la Relève’, il rejoint Paris puis Lyon. Il noue des contacts dans la résistance, devient membre du comité directeur de Combat, le mouvement fondé par Henri Frénay, et écrit des articles dans le journal clandestin Combat. Jean Moulin lui confie, en avril 1942, la responsabilité du Bureau d’Information et de propagande de la résistance.
Le 27 mai 1943, au 48 rue du Four à Paris, est créé le Conseil National de la Résistance (CNR), qui vote à l’unanimité une motion préparée par Bidault, représentant la Démocratie Chrétienne, demandant, en particulier, la création d’un gouvernement provisoire à Alger. Le 21 juin 1943, Georges Bidault est élu président du CNR. Ses fonctions l’amènent souvent à Paris où il rencontre parfois ses anciens élèves. Le 19 août 1944, il est à Paris avec Alexandre Parodi et le CNR qui donne l’ordre de mobilisation générale. Le 22 août, le CNR s’installe à l’hôtel de ville où, le 25 août, Georges Bidault accueille de Gaulle. Le 26 août, lors du défilé de la libération de Paris, il descend les Champs-Elysées aux côtés de de Gaulle.
Le 7 septembre 1944, Georges Bidault devient ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire. C’est le début d’une carrière ministérielle de 10 ans qui le verra occuper divers postes dans 13 gouvernements, entre 1944 et 1954. Sur la question de l’Indochine, Georges Bidault essaie sans relâche d’obtenir un soutien aérien des Américains – qu’il n’obtiendra pas -  pour desserrer l’étau autour de Dien Bien Phu. En parallèle, Georges Bidault est l’un des fondateurs du Mouvement Républicain Populaire (MRP) et en est le président de mai 1949 à mai 1952. Il est candidat à l’élection présidentielle de 1953 dont il se retire après le deuxième tour.
Ferme partisan du maintien de l’Algérie dans la République Française, Georges Bidault est l’un des membres éminents de l’Union pour le Salut et le Renouveau de l’Algérie Française (USRAF) fondée par Jacques Soustelle. Pressenti le 20 avril 1958 par le président Coty pour être président du conseil, Georges Bidault n’obtient pas le soutien du MRP ce qui marquera la rupture avec son parti.
Le 14 mai 1958, Georges Bidault écrit à de Gaulle une lettre l’adjurant d’accepter de revenir au pouvoir « pour le salut de la patrie en péril » et, le 1er juin, vote pour son investiture. Très rapidement, le doute le saisit sur les intentions de de Gaulle sur l’Algérie ; le discours de de Gaulle du 16 septembre 1959 sur l’autodétermination en Algérie le jette dans une opposition résolue à la politique algérienne du général de Gaulle : le 19 septembre, il crée le Rassemblement pour l’Algérie Française avec Roger Duchet, Pascal Arrighi et Jean-Baptiste Biaggi.
Le gouvernement Debré lui interdit de se rendre à Alger au moment de l’affaire des « barricades » en janvier 1960. Le 17 juin 1960, avec Jacques Soustelle qui a été exclu du gouvernement le 5 février précédent, il fonde le « Comité de Vincennes » qui rassemble plus de deux cents personnalités venant d’horizons politiques variés qui s’engagent à « défendre en toutes circonstances » l’intégrité du territoire national. Surveillé étroitement par la police, Georges Bidault participe à une réunion du « Comité de Vincennes », le 16 novembre 1961, réunion qui conduit à sa dissolution par le gouvernement et qui voit ainsi disparaître la seule voie légale de défense de l’Algérie Française.
En mars 1962, Georges Bidault se réfugie en Suisse. Le 20 mai 1962, à Rome, Georges Bidault, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent créent le comité exécutif d’un nouveau « Conseil National de la Résistance » qui désigne Georges Bidault pour président. Celui-ci donne, peu après, deux articles virulents au quotidien bruxellois La Dernière Heure et voit son immunité parlementaire levée par 241 voix contre 72 et 167 abstentions sans, d’ailleurs, qu’une inculpation lui soit notifiée. Désormais, il mène une vie de clandestin entre l’Italie, l’Allemagne, la Belgique et le Portugal et l’Angleterre où il donne une interview à la BBC en janvier 1963.
Après l’enlèvement du colonel Argoud à Munich par des hommes des services spéciaux français, en février 1963, Georges Bidault est expulsé d’Allemagne vers le Portugal qui l’expulse vers le Brésil. C’est là qu’il passera plus de quatre ans, rejoint en août 1963 par son épouse Suzanne. Le 30 juillet 1967, Georges Bidault et son épouse atterrissent à Bruxelles. En novembre 1968, il est de retour en France et fonde le Mouvement Justice et Liberté (MJL). Aux élections législatives de 1973, il est candidat dans le 5ème arrondissement de Paris et n’obtient que 1203 voix contre un jeune gaulliste du nom de Jean Tibéri. En rééducation à Cambo-les-Bains après une congestion cérébrale, il meurt le 25 janvier 1983. Le 1er février, après la messe à Saint Louis des Invalides, les honneurs militaires réservés aux anciens chefs d’état sont rendus à Georges Bidault.

Georges Bidault était Compagnon de la Libération et Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.












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